Image de la bannière
Plantes médicinales : comprendre, transmettre, préserver

Plantes médicinales : comprendre, transmettre, préserver

Contenu
Texte

Au croisement de la biodiversité végétale et de notre santé : explorez les plantes médicinales, leurs usages traditionnels et les projets qui les protègent.

Texte

De l’Antiquité à nos jours, les plantes médicinales ont traversé les siècles et ont été à la source de bon nombre de découvertes essentielles pour notre santé. Aujourd’hui, elles sont une pierre angulaire de la culture de milliers de peuples autochtones qui en ont fait des alliées et un patrimoine à transmettre. Elles sont aussi à l’origine de nombreux médicaments et traitements dont l’efficacité a été prouvée scientifiquement.

De l’Amazonie au Sahel, de l’Indonésie à Madagascar, découvrez comment Klorane Botanical Foundation contribue à préserver ces savoirs et ces plantes uniques.

Ces plantes renferment souvent des graines précieuses utilisées pour la reproduction mais aussi pour des usages traditionnels, notamment pour leurs vertus reconnues. 

Qu'est-ce qu'une plante médicinale ?

Qu'est-ce qu'une plante médicinale ?

 

Une plante médicinale est une plante dont une ou plusieurs parties (feuille, écorce, racine, fleur, fruit, résine, graines etc.) sont traditionnellement utilisées pour le soin ou le bien-être.

Dans de nombreuses régions du monde, ces pratiques s’inscrivent dans la médecine traditionnelle, au sens de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : un ensemble de savoirs et gestes issus des cultures locales, utilisé pour maintenir la santé et prendre en charge certains troubles.

Ces usages s’appuient autant sur leurs propriétés ancestrales que sur leurs vertus plus largement documentées aujourd’hui. 

Texte

Concrètement, on parle de plante médicinale quand la plante (ou l’une de ses parties) est reconnue pour un usage traditionnel et documentée dans des références (monographies, pharmacopées). L’OMS publie des monographies décrivant identité botanique, usages traditionnels, précautions et critères de qualité pour des espèces largement employées. En France et en Europe, des listes et monographies recensent des plantes « utilisées traditionnellement » et encadrent les préparations à base de plantes (qualité, sécurité, étiquetage). 

À distinguer : une plante médicinale (la matière végétale elle-même) n’est pas automatiquement un médicament à base de plantes. En Europe, ce dernier est un produit de santé évalué et autorisé selon des règles strictes : l’Agence Européenne du Médicament (EMA) et le Comité pour les médicaments à base de plante (HMPC) définissent les notions de substance végétale, de préparation (poudre, extrait, teinture…) et publient des monographies européennes qui encadrent les conditions d’usage. 

En résumé : une plante médicinale relève d’abord d’un usage culturel et documenté ; lorsqu’elle devient un médicament à base de plantes, elle entre dans un cadre réglementaire spécifique (qualité, sécurité, information au public).

L'importance des plantes médicinales dans le monde

L'importance des plantes médicinales dans le monde

 

Partout sur la planète, les plantes médicinales sont un pilier de la santé. Selon l’OMS, des pratiques et produits de la médecine traditionnelle, complémentaire et intégrative sont utilisés dans 170 pays et constituent, pour des millions de personnes, notamment en zones rurales, une première option de soins accessible, culturellement ancrée et économiquement abordable. L’OMS souligne que leur intégration raisonnée au système de santé primaire peut améliorer l’accès et l’équité des soins. Elles jouent également un rôle significatif dans la prise en charge de multiples troubles, qu’ils soient digestifs, cutanés ou émotionnels.

Texte

Elles comptent aussi dans la médecine moderne : environ 40 % des médicaments sont basés sur des produits naturels, et plusieurs traitements emblématiques sont issus de plantes et de savoirs traditionnels : par exemple l’aspirine (saule), la quinine (quinquina) ou l’artémisinine (Artemisia annua, prix Nobel 2015)

Ce rôle pionnier s’accompagne d’enjeux de durabilité. Une part importante des ingrédients végétaux provient encore de cueillettes sauvages ; un rapport conjoint TRAFFIC/FAO/IUCN* appelle à des filières d’approvisionnement responsables pour protéger la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés. 

Dans ce contexte, la Stratégie OMS 2025-2034 vise une intégration sûre et fondée sur les preuves : normes de qualité, régulation, recherche et partage des bénéfices afin que les plantes médicinales contribuent durablement à la santé humaine et à la santé des écosystèmes. 

* TRAFFIC est un réseau de surveillance du commerce de faune et flore sauvage (coopération entre le WWF et l’UICN); l’UICN est l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (ONG internationale); la FAO est l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. 

Texte

Pourquoi Klorane Botanical Foundation valorise les plantes médicinales dans ses actions ?

Parce qu’elles se situent au croisement de la protection du vivant, des cultures et de la santé.

Depuis plus de 30 ans, Klorane Botanical Foundation met les plantes médicinales au cœur de ses priorités et de ses projets pour :

  • Préserver la biodiversité végétale et les milieux. Beaucoup d’espèces utiles sont endémiques et structurent des écosystèmes fragiles ; les intégrer aux programmes (Équateur, Indonésie, Madagascar, Sahel/Grande Muraille Verte) permet d’allier conservation et restauration des habitats.  
  • Diffuser des savoirs fiables. Klorane Botanical Foundation contribue à documenter et sensibiliser aux usages traditionnels pour faire avancer l’état de la connaissance et ancrer ces pratiques essentielles dans un cadre sûr et pérenne, tout en valorisant le savoir-faire des communautés autochtones. Ces connaissances incluent souvent les propriétés et les bienfaits de plantes appliquées sur la peau ou consommées pour d’autres usages traditionnels.

Copeaux

Plusieurs projets illustrent cet engagement à travers le monde : 

  • En Équateur avec la plantation d'espèces médicinales et la formation des communautés Kichwas  

  • En Indonésie avec le développement d’une filière durable du galanga et la transmission des savoirs ancestraux 

  • Au Sénégal avec la plantation de plus de 100 000 dattiers du désert et la recherche de nouvelles applications thérapeutiques  

  • À Madagascar avec la préservation des savoirs et la formation de 2000 villageois, 180 étudiants paramédicaux et 180 tradipraticiens  

  • En Ouganda en redonnant l’accès aux plantes médicinales locales aux habitants et en diffusant leur usage dans un livre dédié

Dans plusieurs régions, ces projets s’appuient sur des médecines traditionnelles qui intègrent les vertus thérapeutiques des espèces locales. 

Texte

Quelques plantes médicinales aux quatre coins du monde

Retrouvez ici nos fiches pédagogiques sur des plantes clé dans les pays où nos partenaires opèrent.

De la Pervenche de Madagascar au Dattier du Sahel, en passant par le Galanga d’Indonésie ou le Dragonnier d’Équateur, leurs caractéristiques botaniques et leurs nombreux usages traditionnels n’auront plus de secrets pour vous !

Colonnes

Le galanga

(Alpinia galanga)

Le galanga (Alpinia galanga)

La cannelle d’Indonésie

(Cinnamomum burmannii)

La cannelle d’Indonésie (Cinnamomum burmanni)

Le gingembre

(Zingiber officinale)

plant de gingembre
Texte

Ces plantes sont parfois recherchées pour leurs effets sur la peau ou pour leur capacité à soulager certains troubles du quotidien. 

Texte

NOS VIDÉOS EN LIEN AVEC LES PLANTES MEDICINALES

Madagascar : Mieux encadrer les pratiques des tradipracticiens
arrow
Vidéo YouTube
play

Madagascar : Mieux encadrer les pratiques des tradipracticiens

Equateur : Redécouvrir la médecine traditionnelle ancestrale
arrow
Vidéo YouTube
play

Equateur : Redécouvrir la médecine traditionnelle ancestrale

Faux pas pousser #6
arrow
Vidéo YouTube
play

Faux pas pousser #6 Le galanga, une plante médicinale qui fait chaud au coeur

Pourquoi préserver la médecine ancestrale ?
arrow
Vidéo YouTube
play

Indonésie : Pourquoi préserver la médecine ancestrale ?

Madagascar : Mieux encadrer les pratiques des tradipracticiens
arrow
Vidéo YouTube
play

Madagascar : Mieux encadrer les pratiques des tradipracticiens

Equateur : Redécouvrir la médecine traditionnelle ancestrale
arrow
Vidéo YouTube
play

Equateur : Redécouvrir la médecine traditionnelle ancestrale

Faux pas pousser #6
arrow
Vidéo YouTube
play

Faux pas pousser #6 Le galanga, une plante médicinale qui fait chaud au coeur

Pourquoi préserver la médecine ancestrale ?
arrow
Vidéo YouTube
play

Indonésie : Pourquoi préserver la médecine ancestrale ?

Faux pas pousser #5 Galanga ou Gingembre ?
arrow
Vidéo YouTube
play

Faux pas pousser #5 Galanga ou Gingembre ?

Faux pas pousser #4 La figue de Barbarie est idéale pour les peaux sèches ?
arrow
Vidéo YouTube
play

Faux pas pousser #4 La figue de Barbarie est idéale pour les peaux sèches ?

Faux pas pousser #3 Mémé dans les orties ! Et si c'était bénéfique pour ses articulations ?
arrow
Vidéo YouTube
play

Faux pas pousser #3 Mémé dans les orties ! Et si c'était bénéfique pour ses articulations ?

Faux pas pousser #2 Piquante, l’ortie ?
arrow
Vidéo YouTube
play

Faux pas pousser #2 Piquante, l’ortie ?

Questions fréquentes sur les plantes médicinales

En réponse courte : Oui. Pour un certain nombre d’espèces, l’efficacité sur des usages précis est étayée par des données scientifiques (tests cliniques, en laboratoire, etc.), synthétisées dans des monographies. Elles entrent donc dans la composition de médicaments ou traitements mis sur le marché après autorisation. D’autres sont inscrites à la Pharmacopée, un recueil officiel qui fixe les normes d’identité botanique, de qualité et de pureté, décrit les méthodes d’analyse et les préparations officinales, sans pour autant leur conférer le grade de médicament. Enfin, pour d’autres espèces, les usages relèvent surtout de la tradition, avec parfois des documentations sur plusieurs siècles, mais qui ne sont pas nécessairement traduites en efficacité scientifiquement prouvée. 

Non. Comme toute substance active, elles peuvent entraîner effets indésirables ou interactions. Leur préparation peut aussi parfois introduire des facteurs contaminants (métaux, pesticides). D’où l’importance d’un conseil professionnel et d’un approvisionnement fiable.

Une plante médicinale est une matière botanique utilisée pour ses propriétés thérapeutiques. Elle peut être employée sous différentes formes, telles que l'infusion ou l'application locale d'une partie de la plante. Les plantes médicinales peuvent également être intégrées dans la composition de compléments alimentaires (par exemple, des gélules de plantes) ou de médicaments à base de plantes, chacun soumis à des réglementations spécifiques. Lorsqu'il s'agit d'un médicament, son usage et ses conditions de sécurité sont définis par des monographies et un cadre réglementaire strict. Les médicaments à base de plantes doivent être autorisés par les autorités de santé, tandis que les compléments alimentaires bénéficient d'une réglementation moins contraignante. 

  • Phytothérapie : utilisation de préparations à base de plantes (infusions, poudres, extraits, teintures…) obtenues à partir de feuilles, fleurs, racines, écorces, fruits, etc. 
  • Aromathérapie : utilisation des huiles essentielles (composés aromatiques et volatiles obtenus surtout par distillation à la vapeur ou à partir des zestes d’agrumes), par inhalation ou application cutanée diluée, et très exceptionnellement par voie orale. 
  • Lien entre les deux : l’aromathérapie est souvent considérée comme une branche de la phytothérapie centrée sur les huiles essentielles ; elle se distingue par la nature (essences concentrées) et les formes utilisées. 

  • Plantes médicinales : plantes dont certaines parties (racines, feuilles, fleurs, écorce) sont traditionnellement utilisées pour le soin et le bien-être. 
  • Plantes aromatiques : plantes riches en essences odorantes (huiles essentielles) donnant une odeur/goût marqués ; beaucoup sont culinaires et peuvent aussi être médicinales. 
  • Lien entre les deux : les deux catégories se chevauchent sans se confondre ; une plante peut être donc à la fois aromatique et médicinale (ex. Thym, menthe, lavande), mais toutes les plantes aromatiques ne sont pas médicinales et toutes les plantes médicinales ne sont pas aromatiques. 

La phytothérapie utilise des matières végétales ou leurs préparations (infusions, poudres, extraits, teintures…). Selon les cas, elles relèvent du complément alimentaire (sans indication médicale) ou du médicament à base de plantes (avec un cadre réglementaire), mais toutes ne disposent pas d’essais cliniques démontrant l’efficacité pour une indication précise. 

La médecine conventionnelle repose sur des médicaments évalués : qualité, sécurité et efficacité sont établies par un dossier complet (contrôle de la substance, standardisation, essais cliniques, pharmacovigilance). Beaucoup de ces médicaments viennent des plantes : l’aspirine (saule), la quinine (quinquina), la vincristine/vinblastine (pervenche de Madagascar), le paclitaxel (if), l’artémisinine (Artemisia annua). Dans ce cadre, des laboratoires pharmaceutiques isolent la ou les molécules actives, les purifient/standardisent, puis prouvent l’efficacité et la tolérance du produit final avant autorisation. 

En résumé : la plante peut être source commune aux deux approches, mais la différence tient au degré de contrôle, de standardisation et de preuve clinique exigé pour revendiquer une indication médicale.

Certaines médecines traditionnelles restent complémentaires à la médecine moderne, notamment lorsqu’elles exploitent les vertus de plantes locales. 

Depuis l’Antiquité : le papyrus d’Ebers (Égypte, env. 1550 av. J.-C.) recense des centaines de recettes et remèdes à base de plantes. D’autres traditions écrites (monographies chinoises et gréco-romaines) témoignent de pratiques tout aussi anciennes.

Texte

L’usage des plantes médicinales peut présenter des risques. Les usages traditionnels ne valent pas promesse thérapeutique. Avant tout usage personnel, demandez conseil à un professionnel de santé.