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Chili

Des nouvelles de notre projet «Manavai» au Chili !

Introduction

Le projet avance : Après la construction des manavai et les plantations, place à l’inauguration !

Contenu
Texte

L'inauguration de la zone protégée a eu lieu ce 9 mai 2024 et a réuni le délégué présidentiel provincial, des dirigeants communautaires, des représentants des organismes publics de l’île, des enseignants des écoles locales, des praticiens de la médecine traditionnelle et une délégation d’élèves du village éducatif de l’île de Pâques. Cette inauguration a permis aux populations d’en découvrir plus sur le fonctionnement des Manavai, et de voir comment chacun peut aider à protéger le patrimoine de l’île.

En amont de cette journée, les plantations avaient été réalisées. Pour cela, un substrat a été utilisé à l’intérieur du manavai, et une irrigation constante a été maintenue jusqu’à l’arrivée des pluies de février. Des espèces ont pu être plantées à l’intérieur des structures, telles que le Toromino, l’arbre à Gentiane, le bois de Panama et bien d’autres espèces en voie de disparition.

Cependant, lorsque cela était profitable, certaines plantes ont été plantées à l’extérieur des manavai comme par exemple, une variété indigène de bananes.

Pour rappel, ce projet porte sur la restauration d’une zone protégée appelée « Manavai Demonstration Garden », de plus de 4000m2. Cette zone sur l’Ile de Pâques, aussi connue sous le nom de Rapa Nui, abrite des plantes indigènes de l’île, préservées au sein de structures typiques de la culture, appelées Manavai. Ce projet de restauration a aussi pour objectif la préservation de ces techniques ancestrales, ainsi que la transmission aux jeunes générations.

2 personnes plantent

Objectif 1 : Protection des espèces

Sur l’île, la flore indigène est composée d'environ 48 espèces, dont 11 sont endémiques, mais ne représente qu'une fraction de la richesse botanique qui peuplait autrefois l'île. Les recherches révèlent l'existence de plus de 20 espèces disparues, victimes de la concurrence d'espèces envahissantes, de l'exploitation forestière et du pâturage incontrôlé.

Ce jardin de Manavai abrite un grand nombre d'espèces végétales indigènes et endémiques de l'île, dont plusieurs sont confrontées à de graves problèmes de conservation. Les menaces telles que les incendies de forêt répétés, la circulation incontrôlée du bétail sur l'île et le changement climatique rendent la situation extrêmement critique pour plusieurs espèces végétales. Dans ce contexte critique, la conservation de la flore indigène de l'île de Pâques devient une course contre la montre. La priorité absolue est de sauver le matériel génétique de base des espèces les plus menacées et de multiplier les espaces dans lesquels ces espèces se développent.

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Pour la plantation, un substrat a été utilisé à l’intérieur du manavai, et une irrigation constante a été maintenue jusqu’à l’arrivée des pluies de février. Des espèces ont été plantées à l’intérieur des structures mais aussi à l’extérieur lorsque cela était profitable, telles que certaines variétés indigènes de bananes.

Homme qui monte un mur en pierre sèche

Objectif 2 : Maintien des techniques ancestrales

L'une des clés du projet réside dans la sauvegarde de cette technique ancestrale des Rapa Nui : le Manavai. Ce mot de la langue Rapa Nui peut se traduire par « la force de l'eau ». Ces structures circulaires construites avec des pierres volcaniques représentent la résilience de l'ancienne culture de l'île face aux défis environnementaux rencontrés au cours des siècles passés. Dans ces cercles de pierre, les plantes bénéficient de conditions plus humides et d'une protection contre le vent. Ces structures sont simples mais typiques de l'île et constituent une solution qui a prouvé son importance dans le passé. On sait qu'au moins 1 500 manavai sont disséminés sur l'île, ce qui prouve qu'ils étaient largement utilisés dans les anciens villages.

gens

Objectif 3 : transmission aux futures générations

Le dernier objectif de ce jardin est la sensibilisation des jeunes générations. La transmission des techniques ancestrales aux futures générations est essentielle pour une meilleure adaptation au changement climatique sur l’île.

De plus, ce jardin manavai sert d’espace éducatif pour sensibiliser à l’importance de la conservation de la biodiversité, en faisant notamment contribuer les élèves des écoles à la plantation d’espèces.

La transmission est aussi assurée lors de visites guidées, suivies de conférences et d’activités pour les enfants.

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Pour finir, ce projet de conservation a été conçu à partir d’un modèle participatif, où la population locale joue un rôle central :

« Ce jardin est plus qu'une collection de plantes ; c'est un centre d'apprentissage vivant où la communauté peut se réunir pour comprendre et participer activement à la préservation pratique de notre patrimoine naturel ; en ce sens, c'est un outil à la disposition de notre communauté »

Enrique Tucki, de l'unité technique de la CONAF Rapa Nui.

pierres et plantes

Les savoirs ancestraux à la rescousse des plantes indigènes