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plantes carnivores

Comment les plantes carnivores digèrent-elles leurs proies ?

Introduction

A l'instar des animaux, les plantes carnivores se nourrissent de proies animales qu’elles capturent grâce à des pièges subtils.

Insectes, invertébrés ou petits mammifères : Comment digèrent-elles les proies qu'elles capturent ?

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Texte

Le processus de digestion

Ni bouche, ni œsophage, ni estomac… la plante carnivore ne possède aucun des attributs du système digestif animal. Cela ne l’empêche pas de transformer les proies qu’elle intercepte, pour mieux en assimiler tous les éléments nutritifs.

Vivant sur des sols pauvres, la plante carnivore ne puise que peu d’azote par ses racines, c’est pourtant un élément essentiel à sa croissance et à sa survie : elle trouve donc l’azote qui lui est nécessaire en digérant ses proies. C’est un azote dit « organique ».

Pièges, nourriture… retrouvez comment mangent les plantes carnivores

Pour mieux l’assimiler, la proie doit être en contact avec un liquide. Il peut être à la fois digestif et participer au piège :

Dans les pièges à glu

Pour le Drosera ou le Pinguicula, la plante use d'un liquide appelé « mucilage » qui retient l’insecte et l’empêche de s’échapper ; 

Dans les pièges à urne

Comme les Nepenthes, ou les Darlingtonia, il noie la proie capturée.

 

Une fois prise au piège, la proie sera digérée par l'action des enzymes ou des bactéries qui constituent le mucilage. La victime est d'abord ingérée par les vaisseaux puis ses nutriments circulent dans toute la plante. Ils peuvent même être stockés : le Drosera erythrorhiza stocke les acides aminés dans ses tubercules pour les saisons les plus froides et les plus pauvres en ressources alimentaires.

Les deux types de digestion

Pour digérer l’insecte, ce dernier doit être détruit en molécules suffisamment petites pour être absorbées. Le liquide de digestion opère cette destruction grâce aux enzymes ou aux bactéries.

La digestion enzymatique

La plupart des plantes carnivores ont une digestion enzymatique. Dionea, Darlingtonia, Genlisea, Nepenthes… secrètent des enzymes, de manière plus ou moins continue. Le genre Nepenthes produit le liquide de manière continue, dans ses urnes. Pour économiser l’énergie que la sécrétion représente, les Dionaea ne produisent leurs enzymes que lorsqu’elles ont capturé leur proie : les fonctions sécrétrices sont stimulées par les molécules introduites par l’insecte.

La digestion bactérienne

Quelques plantes à urnes ne digèrent pas par l’action d’enzymes mais par les bactéries présentes dans l’urne. C’est le cas des genres Brocchina, Catopsis, Heliamphora. Les bactéries sont naturellement présentes dans l’urne et détruisent les matières organiques par hydrolysation.

Les éléments nutritifs peuvent alors être absorbés. Le temps de digestion dépend des espèces, mais dure en général plusieurs semaines. A la fin, il ne restera qu’une carapace, des ailes… tout ce qui est composé de chitine, qui ne peut être dégradé par la plante.

 

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