Comment mesurer le développement durable ?

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Pour que le développement durable soit une notion concrète, il doit être mesuré. Entre la divergence de points de vue, la multitude de champs d’action, les échelles du court et long terme, difficile de mesurer le développement durable ! 

La mesure du développement durable, un concept récent

En 1987, le rapport Brundtland définit la notion de développement durable, et pose la nécessité d’établir des moyens pertinents de la mesurer. Pourquoi mesurer le développement durable ? L’élaboration de critères de mesure permet de guider l’action et de structurer un cadre. La mesure doit permettre au développement durable d’être appliqué, par actions à court et à long terme.

A quoi sert la mesure du développement durable ?  

 

 

Bien que nécessaire, la mesure est difficile.

Le développement durable est une notion globale, sans limite d’espace ni de temps. A proprement parler, le développement durable n’est pas une réalité, mais une idée. Son champ d’action est large, et ses différents acteurs ont chacun une approche propre de ses valeurs - équité, justice sociale, préservation de l’environnement… Les indicateurs jugés pertinents dépendent de la vision du monde de chacun des acteurs. Et pourtant, l’enjeux de l’élaboration de critères de mesures et d’indicateur est bien celui d’une mesure globale, valable pour tous et reconnue à l’échelle internationale. De ce fait, la mise en place d’indicateurs est récente, et surtout mouvante. Les scientifiques et statisticiens ont établis les premiers critères en fonction des premières actions, puis les ajustent avec l’évolution des notions. En 1987 est introduite la notion d’Indice de développement humain – IDH -, pour prendre en compte la dimension humaine de qualité de vie, contre le Produit intérieur brut -PIB-, mesure exclusivement économique. La notion d’empreinte écologique ne s’est fait connaître qu’en 2002, au sommet de la Terre de Johannesburg. 

Quelques critères et mesures mis en place par les pays

Dans leur stratégie de développement durable, les pays mettent au point leurs propres critères et indicateurs par rapport à leurs propres objectifs. Parmi les indicateurs les plus utilisés au niveau international, on retrouve l’empreinte écologique. Elle permet de mesurer la surface nécessaire à une population pour subvenir à ses besoins et absorber ses déchets. Elle prend en compte l’utilisation des ressources naturelles dans le mode de vie des habitants, l’aménagement du territoire, l’industrie et l’agriculture… L’intérêt de la mesure est de comparer cette empreinte avec la surface disponible, ou bio-capacité : utilisons-nous plus que ce que la nature peut nous donner ?

L'empreinte écologique de la France 

 

Précurseur dans les indices de mesure du développement durable, le Bhoutan a mis en place le Bonheur national brut – BNT- dans les années 70.

En plus du PIB – Produit intérieur brut-, limité à la seule dimension économique, le BNT inclus des mesures économiques, spirituelles, écologiques, culturelles. L’IDH est plus largement utilisé. Alors que le PIB prend en compte les activités marchandes en majorité, le Québec a proposé le Produit intérieur doux – PID-, pour montrer l’impact des activités bénévoles et non marchandes au sein de l’économie d’un pays. Il révèle une richesse non considérée jusqu’alors par les indicateurs économiques.

De la mise en place de l’indicateur à la démarche citoyenne, il n’y a qu’un pas : en cherchant à rendre concret et réalisable un objectif durable, l’élaboration et le choix de l’indicateur est déjà un engagement pour le développement durable.

 

 

 

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