Comment les plantes carnivores attirent-elles les insectes ?

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Pour voir approcher les insectes et mieux les piéger, les plantes carnivores savent les séduire. Elles utilisent le subterfuge de l’imitation, elles jouent sur la vue comme sur l’odorat, très développés chez leurs proies.

Des odeurs de nectar

Pour amener les proies à entrer en contact direct avec le piège, la majorité des plantes carnivores imitent les fleurs et les plantes nectarifères de leur milieu.

Elles disposent de glandes nectarifères situées à des endroits stratégiques, suivant le piège utilisé.

Chez la Dionée par exemple, les glandes sont situées au cœur du piège à mâchoires et produit un sucre parfumé pour le plus grand délice des mouches… mais surtout pour leur perte.

Le Darlingtonia balise l’entrée de son piège à urne en usant de ses glandes nectarifères, dont l’odeur et le goût indiquent le chemin vers le cœur du piège.

Ensuite, à l’entrée de l’urne, le sens des minuscules poils guide également l’insecte vers le fond du piège, alors qu’au cœur du piège, ils empêchent complétement la remontée de l’insecte.

De même, les Nepenthes sont connus pour leur odeur de fleur très prononcée, notamment pour les pièges les plus haut placés : ils peuvent alors attirer de très loin.

Le Pinguicula est une exception, surtout parmi les pièges à glu : il n’est pas pourvu de glandes nectarifères. Il attire quant à lui par l’odeur de décomposition des proies précédentes.

Des couleurs chatoyantes, des lumières éclatantes

Si la plupart des plantes carnivores jouent sur leurs couleurs et les jeux de lumières, les plantes usant de pièges à glu maîtrisent parfaitement la séduction visuelle. Passifs ou semi-actifs, les pièges à glu – comme le Drosera - attirent l’insecte par les gouttelettes situées sur de fins poils. Elles sont un mucilage collant, secrété par des glandes plus ou moins visibles. Elles peuvent être rouge à pourpre ou transparentes.

Avec les jeux de lumière, l’ensemble formé par la glande et son liquide imite à la perfection une goutte d’eau ou de nectar de fleur. L’insecte trop gourmand qui vient y gouter ne pourra plus s’en décoller.

L’importance de la couleur se retrouve dans presque tous les types de pièges. La face intérieure de la mâchoire de la Dionée est d’un rouge pourpre chatoyant.

Les Nepenthes jouent quant à eux sur une variation des couleurs florales, des verts à l'intensité variée, veinés de pourpre. Les contrastes sont marqués, comme sur les fleurs qu’ils tentent d’imiter : en plus de l’odeur, l’appât visuel permet d’attirer les moustiques, les mouches, abeilles et papillons. Les pièges les plus en hauteur sont les plus colorés, pour attirer surtout les butineurs dans leur urne.

Il faut noter que pour piéger sa proie, la plante carnivore utilise une technique adaptée au type de proie qu’elle souhaite attraper : quel piège pour quel insecte ? $$ retrouvez tout sur les plantes carnivores et les insectes$$ Ancre lien ID 33

En plus de l’attraction par ses glandes nectarifères et par ses couleurs, le Darlingtonia utilise la lumière d’une manière subtile : A l’entrée du piège, la feuille du Darlingtonia forme un coude replié, dont le fond semble percé de petites fenêtres. Ce jeu de transparence attire l’insecte pour le faire tomber, plus loin, vers le fond de l’urne. Attiré par la lumière, l’insecte identifiera les transparences comme des sorties possibles. Il sera rapidement victime de son erreur.

 

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