Protéger la forêt amazonienne avec les fermiers Kichwas

Equateur

Protéger la forêt et améliorer les conditions de vie des agriculteurs grâce à l’agroforesterie.

 

 

Faire repousser la forêt

Face à la population grandissante, les terres ne suffisent plus pour subvenir aux besoins des fermiers kichwas qui vivent en bordure de la forêt primaire. Ils coupent de plus en plus d’arbres et la forêt disparait progressivement.

La forêt est-elle condamnée à perdre du terrain chaque année ? Pas si l'on replante et que l'on apprend à en vivre ! Avec l'association Ishpingo, déjà très engagée sur le terrain, place à de nouvelles pratiques écologiques et durables : reforester, développer l'agroforesterie et transmettre les savoirs qui permettent de faire vivre cultures et forêt en harmonie.

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15 000 nouveaux arbres

Pour la mise en œuvre de ce changement, destiné en outre à l’amélioration de leurs conditions de vie, les fermiers ont besoin d’être formés aux méthodes, d’avoir accès à l'équipement.

 

 

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Il s'agit donc de créer des pépinières communautaires (6 sur ce nouveau programme) et d'accompagner les familles volontaires en leur transmettant les bons gestes.

Elles pourront à leur tour les transmettre à leurs enfants, avec les arbres qui auront bien grandi dans quelques années.

 

L'agroforesterie, pour en vivre

En combinant les différentes essences d'arbres, nul besoin de supprimer les cultures actuelles. On peut reboiser des parcelles déjà cultivées ou planter en bordure. Cultures vivrières, fruitières et bois d’œuvre vont cohabiter.

En suivant les principes de l'agroforesterie, l'objectif est de pouvoir tirer un bénéfice de ces nouveaux arbres, à court, moyen et long terme, sans nuire aux écosystèmes. Plus il y aura d’essences différentes, mieux on luttera contre les maladies, de façon naturelle. Ces pratiques de cultures durables permettent de faire une place à ces arbres dans la vie économique et sociale des familles, chaque culture offrant ses propres usages : médecine, artisanat, alimentation, constructions de meubles et habitations, ….

Faire (sur)vivre les essences locales en danger

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On plante au minimum 15 essences différentes par verger, pour favoriser la biodiversité, avec en priorité des arbres en voie de disparition, pour restaurer leur population :

  • Acajou à grandes feuilles (Swietenia macrophylla),
  • Chuncho ou Tornillo (Cedrelinga cateniformis),
  • Guayacán (Tabebuia sp.),
  • Pinga (Aspidosperma sp.)
  • Cedro (Cedrela odorata)
  • Mindal (Simira standleyi)

De nombreuses essences fruitières y sont associées : chirimoya, guayabilla, mandarine, cacao, …

 

En amont, l’association Ishpingo mène des recherches très pointues pour identifier en forêt, ou dans les fermes de certains agriculteurs du secteur, les arbres-mères* restants des espèces en voie d'extinction. En offrant aux propriétaires de ces arbres, souvent tentés de les couper, de vendre leur production de graines pour alimenter les pépinières communautaires, le programme permet aussi de protéger ces arbres précieux.

*arbres capables de fournir des graines

Que du bon pour la Terre

Replanter tous ces arbres permet aussi de lutter contre l'érosion, sauvegarder l'eau, préserver des espèces rares, capter le carbone, et bien d'autres actions positives : c'est un cercle vertueux.

Avec les communautés locales

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75 familles kichwas accompagnées

Klorane Botanical Foundation apporte son soutien pour permettre à 75 familles de reboiser leurs terrains, d'en tirer des revenus et une alimentation variée. Elles sont formées de façon collective puis individuelle aux techniques de pépinières et de plantation, et apprennent aussi à gérer leurs parcelles fruitières et leur production.

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Formations dans les écoles

Agir aujourd'hui, c'est bien, prévoir la suite, c'est encore mieux. L'objectif est donc aussi de transmettre à la nouvelle génération ces pratiques durables. Au programme avec Ishpingo:

  • sensibiliser au développement durable environ 100 enfants dans 3 écoles
  • créer une pépinière et un arboretum d'au moins 100 plants de fruitiers et de bois d’œuvre dans leurs écoles,
  • les accompagner pour planter chacun un petit verger dans sa ferme.

    Les agriculteurs conquis

    Le succès des actions déjà menées sur le terrain par Ishpingo depuis plusieurs années est grand. À tel point que certains agriculteurs cherchent maintenant à agrandir leurs plantations en suivant les méthodes apprises.

    Ces pratiques durables qui vont à l'encontre des habitudes traditionnelles basées sur le brûlis, pourtant bien plus néfastes sur l'environnement, sont de mieux en mieux perçues sur place et prennent peu à peu leur essor !

     

     

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