Tout savoir sur les plantes carnivores

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Découvertes au XVIIIe siècle, les plantes carnivores comptent de nombreuses espèces. Elles ont toutes la particularité de pouvoir capturer des proies animales grâce à leur piège, pour les consommer ensuite.

Entre elles, les espèces se distinguent par leur mode de capture : qui sont les principales espèces de plantes carnivores et comment piègent-elles leurs proies ?

Les pièges à loup ou à mâchoire

Une mâchoire bordée de dents acérées se refermant sur une malheureuse proie… voilà l’image que pourrait véhiculer la plante carnivore. A la fois fascinante et terrifiante, cela pourrait correspondre à la Dionée, première plante carnivore découverte et grande représentante de toutes les plantes carnivores.

Origines géographique, techniques de capture, régime alimentaire… Retrouvez tout ce qu’il faut savoir sur les plantes carnivores

Appelée aussi ou « attrape-mouche de Vénus », la Dionaea muscipula est connue pour son piège actif, formé de deux lobes de feuilles ouverts comme des mâchoires. A l’intérieur, des poils sensitifs permettent de détecter la proie pour déclencher une fermeture rapide du piège. Les cils qui bordent les lobes servent quant à eux à empêcher à l’insecte de s’échapper. A l’image de nombreuses espèces, la Dionée est originaire d’une zone géographique très limitée : elle pousse dans les tourbières de Caroline du Nord et du Sud, aux Etats-Unis.

Habitat naturel, technique de capture, histoire de sa découverte : retrouvez tout sur la Dionaea muscipula

Les pièges à glu

La plupart des plantes carnivores usant de pièges à glu usent d’une capture totalement passive : leurs feuilles sont couvertes de poils collants qui engluent l’insecte qui s’y pose. Le Droséra, de la famille des Droseraceae est quant à lui semi-actif : la feuille se replie peu à peu sur la proie et les poils se mettent en mouvement pour enserrer un peu plus l’insecte, et participer au processus de digestion. Nombreuses, les espèces de Drosera se retrouvent dans plusieurs zones de la planète.

Retrouvez les principales espèces de Drosera, leurs caractéristiques et leur répartition géographique. 

A l’allure de plante grasse, la Grassette ou Pinguicula est également présente dans de nombreux pays : de toute l’Amérique à l’Himalaya, des Antilles en Sibérie. Il y a beaucoup d'espèces et de sous espèces : Retrouvez tout sur les Pinguicula

Parmi les plantes à pièges à glu, il est parfois difficile de classer celles-ci comme carnivores :

  • Le Stylidium est capable de piéger mortellement certains insectes. Il va utiliser les autres insectes pour sa pollinisation grâce à un mécanisme ingénieux. Plante carnivore ou non ? Découvrez tout sur le Stylidium
  • Le Proboscidea n’a pas encore prouvé qu’il se nourrissait des insectes qu’il capturait. Comestibles, ses fruits sont une base de l’alimentation traditionnelle du Sud des Etats-Unis : découvrez le Proboscidea

Les pièges à urne

Les espèces de plantes carnivores usant de pièges à urne sont nombreuses. Leurs formes variées témoignent de différentes techniques de captures mais aussi de particularités dans leurs habitudes alimentaires.

Le Nepenthes est célèbre pour ses grandes urnes qui ne se contentent pas de quelques insectes : le Nepenthes rajah piège parfois quelque rongeur, oiseau, batracien… Retrouvez le monde fascinant des Nepenthes

Le Darlingtonia californica compte parmi les espèces de plantes carnivores les plus impressionnantes.

La « Plante cobra » se dresse comme un serpent prêt à attaquer, et pourtant, son piège est complétement passif. Subtilement, son urne est courbée, pour que les insectes attirés vers le fond de son piège ne puissent en sortir. Découvrez tout sur le Darlingtonia californica

Le Darlingtonia californica fait partie des Sarraceniaceae, aux côtés des Sarracénies. Toutes originaires d’Amérique du Nord, chacune des sous-espèces est répartie dans une zone géographique plutôt restreinte. Leurs urnes ont une forme qui leur est propre. Retrouvez les principales sous-espèces de Sarracénies 

Les pièges du Cephalotus follicularis possèdent quant à eux une forme très distinctive. Ils sont en forme de petites cruches, ce qui a donné le nom commun de la plante, la « Cruche à eau d’Albany ». La personne à l'origine de sa découverte l’identifia davantage à de petites têtes – « kephalé » en grec veut dire « tête »-, pourvues de bouches à larges dents. Le Cephalotus vit dans une zone géographique de quelques kilomètres seulement : retrouvez tout sur le Cephalotus 

Les espèces d’Héliamphores constituent une grande famille. leur milieu naturel est très spécifique : ils grandissent tous sur les tépuys d’Amérique latine, entre Venezuela, Guyana et Guyane française. Retrouvez tout sur les Héliamphores 

Les pièges à nasse

Les plantes carnivores sur genre Genlisea sont les seules à user de pièges à nasse. On en connait environ 21 espèces. Poussant dans la boue ou dans une eau peu profonde, elles se nourrissent de protozoaires qu’elles attirent et piègent au creux des petites spirales que forment leurs feuilles.

En surface, ses toutes petites feuilles qui ne se forment pas en piège sont à peine visibles : le Genlisea est une plante très discrète ! Retrouvez tout sur l’une des plantes carnivores les plus rares 

 

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