Tout savoir sur la biodiversité méditerranéenne

Grâce à son climat chaud et sec en été, doux et humide en hiver, et à la diversité de son relief, la région méditerranéenne possède l’une des diversités végétales les plus importantes au monde. Elle détient la troisième place mondiale !

En chiffres, la flore méditerranéenne

La flore méditerranéenne est riche de 25 000 espèces végétales, représentant 10 % des plantes connues mondialement, réparties sur seulement 1,6 % de la surface terrestre. Et 60 % de ces espèces ne se trouvent nulle part ailleurs : La végétation méditerranéenne est un bel exemple de biodiversité.

Cette richesse trouve son origine dans une grande variété de reliefs et de paysages, habitats naturels pour la végétation. Tout autour de la mer Méditerranée, de l’Espagne à la Syrie, de l’Italie à l’Egypte, on trouve :

  • 40 600 km de côtes rocheuses et sableuses
  • Des falaises
  • Des plaines
  • Des zones montagneuses
  • Des zones arides
  • Des zones humides

Une flore spécifique, unique et préservée se développe sur ses 5000 îles et îlots, à l’abri des menaces. On estime à environ 10 % le nombre d’espèces endémiques, soit qu’on ne trouve nulle part ailleurs, sur les îles comme la Crête, la Corse, la Sicile ou encore Chypre.

Les principaux types de végétation

A l’origine, le bassin méditerranéen était peuplé de forêts de feuillus, chênes verts et conifères. Mais depuis l’apparition des activités humaines sur cette région, les forêts disparaissent, remplacé par le maquis, ou « matorral » : celle-ci se caractérise par des buissons et arbustes à feuilles persistantes, souvent épineux.

Le maquis nait de la dégradation de la forêt, souvent des anciennes forêts de chênes-lièges. Il se développe sur les sols siliceux. Ses plantes les plus connues sont les ajoncs, les cistes, la bruyère, les genêts, les pistachiers et les genévriers.

Le maquis est le type de végétation le plus répandu en méditerranée. Mais la garrigue et ses parfums reste peut-être la plus connue ! Issue elle aussi des forêts de chênes, sa végétation est plus basse et plus broussailleuse que celle du maquis.

Les aromatiques comme le thym, romarin, sauge, origan poussent dans la garrigue en buisson dans les zones sèches et calcaires. Connues pour leur résistance à la sécheresse, elles le sont aussi pour le parfum unique qu’elles donnent en cuisine !

Les usages

Olives, herbes de Provence, amandes et figues… la végétation méditerranéenne évoque le plaisir des papilles. Nous l’utilisons souvent en cuisine, ou dans l’alimentation : de nombreuses plantes cultivées par l’Homme dans le monde entier ont une origine sauvage, en Méditerranée. Parmi elles, on compte :

  • Les céréales comme le blé, l’avoine, l’orge ou le seigle,
  • Les légumineuses comme les pois, les fèves, les lentilles
  • Les huiles comme l’huile de carthame, d’olive ou de lin
  • Les fruits comme la caroube, l’amande, la figue, la grenade, la vigne,
  • Les légumes comme l’asperge, l’endive, l’ail, l’artichaut, le chou, le fenouil, le poireau
  • Les condiments et herbes aromatiques comme le thym, le romarin, la lavande, la menthe, l’anis ou le cumin

Hormis ses usages alimentaires, les espèces méditerranéennes sont aussi une ressource majeure pour la phytothérapie et l’aromathérapie, notamment dans le traitement des maladies infectieuses. Et depuis l’Antiquité, le rouge de la garance, le jaune du genêt, le bleu du pastel ou l’orange du genévrier sont utilisés en teintures naturelles.

Les plantes n’ont pas qu’un usage direct ! la végétation et les écosystèmes méditerranéens protègent les ressources en eau, filtres les polluants par le sol, stockent le carbone pour une régulation du climat. Elle est aussi l’habitat d’une diversité d’espèces animales.

Utiles pour l’Homme, les espèces végétales sont aussi utiles pour la planète : elles jouent un rôle essentiel pour l’équilibre de ses écosystèmes. Aujourd’hui menacées, il est urgent de les préverser !

Les menaces

Sur tout le bassin méditerranéen, les menaces sur la biodiversité végétale et sur les écosystèmes sont nombreuses. Parmi elles, on compte notamment :

L’urbanisation :

La construction d’habitations et d’infrastructures détruit les écosystèmes et rompt les liens qui existent entre eux.

La gestion de l’eau :

Pour les besoins des populations, pour les besoins de l’agriculture, l’eau est surexploitée, asséchant les zones humides et accélérant la disparition des espèces qui y vivent

Le surpâturage et l’intensification de l’agriculture

Certaines zones sont assaillies par l’élevage : trop fréquentées des troupeaux, leur végétation n’a pas le temps de repousser et tend à disparaître. Les pratiques agricoles traditionnelles, respectueuse de la végétation locale, sont quant à elles abandonnée pour laisser place à des cultures intensives, exigeantes en eau et appauvrissant les sols.

Le tourisme et les loisirs

32 % de touristes venus du monde entier se retrouve chaque année sur le bassin méditerranéen. La fréquentation accrue de la zone méditerranéenne augmente l’urbanisation du littoral et la surexploitation de l’eau.

Malgré tout ce que l’on sait d’elle, il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur la flore méditerranéenne : mal connue, il est encore difficile d’évaluer ses menaces et les moyens de la préserver.

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Quelle biodiversité dans les villes?

 

 

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