Les risques du déboisement

Le déboisement est principalement dû à l’agrandissement des villages et des villes, à l’extension des terres agricoles, à l’exploitation du bois pour la construction ainsi que pour les activités économiques. 

Des conséquences multiples

La déforestation a de multiples conséquences sur les sols, la faune ou la flore. Le déboisement est propice à l’érosion et à la désertification des sols. Ces derniers deviennent alors moins fertiles et ne peuvent plus nourrir tous les organismes vivants (plantes, arbres, fleurs,…). 
Lorsque les racines des arbres ne sont plus là, les sols s’érodent et les glissements de terrains se font plus fréquents dans les zones pentues.
De plus, la forêt est le milieu abritant et nourrissant le plus d’êtres vivants (oiseaux, insectes, champignons) donc abattre un arbre ce n’est pas seulement l’abattre lui mais c’est aussi détruire tout un espace vital pour une multitude d’organismes vivant autour de ses racines, dans son tronc ou dans son feuillage.

Diminution de la ressource en eau et glissement de terrain

Les racines des arbres retiennent la majorité de l’eau de pluie qu’elles interceptent. L’absence d’arbres favorise les glissements de terrains et coulées de boues. En effet, les racines, en s’enfonçant dans le sol créent un réseau qui stabilise la terre et la retient sur les pentes. Ceci peut être très dangereux si un village se trouve sur leurs chemins.

Aussi, la présence d’arbres sur des parcelles agricoles permet de protéger les cultures.

Lorsqu’il pleut très fort, la pluie tombe d’abord sur les feuilles des arbres puis les gouttes d’eau tombent petit à petit sur les cultures. Ceci permet de ne pas les abîmer.

Appauvrissement des sols

Lorsqu’il n’y a plus d’arbres sur une zone, l’eau de pluie descend très vite les pentes en emportant avec elle tous les nutriments présents dans la terre. Ces nutriments permettent de nourrir toutes les autres plantes. S’ils disparaissent, aucune plante ne poussera sur cette zone.

Changement climatique, sècheresse et aggravation des catastrophes naturelles

La forêt absorbe la lumière, là où le sol nu renvoie l’énergie du soleil vers l’atmosphère. La température moyenne peut localement augmenter de plus de 10 °C. Ce réchauffement local modifie le déplacement des masses d’air et les cellules de tempêtes. Les cycles pluviométriques sont donc modifiés, provoquant sécheresse et inondations anormales. Les mangroves, sur les côtes, forment une barrière efficace contre les cyclones, les ouragans et les tsunamis. Elles permettent de protéger les autres espèces côtières mais aussi les villages présents en bord de mer.

 

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