La réalisation d'un herbier

La nature identifiée

Qui s’intéresse à la botanique s’est forcément penché sur les pages d’un herbier. Cette collection de plantes séchées entre les feuilles de papier d’un recueil est l’outil le plus ancien du naturaliste.

Les grecs antiques constituaient déjà des herbiers pour organiser leurs études sur les plantes. Aujourd’hui, le terme d’herbier désigne également l’établissement ou l’institution qui assure la conservation d’une telle collection.

Outils indispensables à la connaissance du patrimoine végétal, les collections d’herbiers constituent des trésors patrimoniaux que Klorane Botanical Foundation œuvre à protéger. Peu après la création de la fondation, en 1994, un don a d’ailleurs été fait au Muséum d’Histoire naturelle de Paris pour la restauration d'une partie de l’Herbier des Solanacées d’Asie sous la direction du professeur Lu An Min.

 

Qu’est-ce qu’un herbier ?

Un herbier est une collection de plantes séchées que l’on conserve aplaties entre des feuilles de papier. Chaque plante est appelée par son nom scientifique et son nom courant (ou nom vernaculaire).

L’herbier constitue un catalogue de la diversité des plantes sur terre. Il sert à leur identification et à la conservation de leur mémoire.

 

Comment réaliser un herbier?

Faire un herbier est une chose simple et passionnante. Il suffira de suivre les quelques conseils que nous allons donner ici pour disposer de son propre herbier et pour mieux connaître le monde des plantes.

Comment récolter les plantes ?

Avant de récolter tout ou partie d’une plante, il faut s’assurer que cette dernière n’est pas protégée ou en voie de disparition. En effet, dans la nature, le prélèvement de certaines espèces végétales est interdit par la loi afin d’éviter leur raréfaction ou leur disparition et la dégradation de leurs milieux. Certains lieux publics ou privés nécessitent une autorisation pour les prélèvements. Une fois les plantes repérées (et qu’il est possible de cueillir), il s'agit de les récolter le plus délicatement possible, sans les arracher, de sorte que les feuilles ou les pétales ne se détachent pas. Pour certains végétaux particulièrement volumineux, il est possible de se contenter de la tige fleurie avec quelques feuilles. Pour un arbre, par exemple, on ne prendra qu’un rameau feuillu. Ensuite, déposer le produit de la récolte dans une boîte ou un panier, en faisant bien attention de ne pas abîmer la plante. À l’aide d’une flore, on peut déterminer la plante récoltée.

Comment sécher les plantes ?

C’est une étape importante car le séchage va permettre la bonne conservation des plantes. Pour cela, déposer une feuille de papier buvard sur 5 ou 6 feuilles de papier journal. Placer soigneusement la plante bien à plat sur la feuille de papier buvard et la recouvrir d’une nouvelle feuille de papier buvard et encore de 5 ou 6 feuilles de papier journal (il est possible d'utiliser un vieil annuaire et de mettre les plantes à sécher à l’intérieur). Presser le tout sous 3 ou 4 gros livres. Il ne reste plus qu'à attendre 10 ou 15 jours pour laisser les plantes bien sécher en changeant le papier buvard tous les 2 à 3 jours.

Comment finaliser son herbier ?

Vient maintenant le moment de la récompense : la découverte de la plante séchée. Après avoir délicatement soulevé les feuilles de papier journal et le papier buvard, saisir doucement la plante et la fixer sur une page de l'herbier avec un peu de colle ou de papier adhésif. On peut également coudre l’échantillon sur la feuille en faisant plusieurs points. Noter minutieusement, dans l’étiquette en bas de la page, le nom de la plante, la date de récolte et l’endroit où elle a été trouvée.

 

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