Sauvegarde des espèces menacées à l'Île Maurice

 

Débutée vers 1600, la présence humaine sur l'Île Maurice a engendré une réduction considérable de plus de 95% des habitats naturels. La destruction et la fragilisation des écosystèmes sont dues à l'exploitation sylvicole et agricole, à la surexploitation des ressources naturelles et à l’urbanisation. Le développement d’espèces invasives végétales et animales introduites contribue à la perte de biodiversité et d’intégrité des écosystèmes.

Avec Madagascar, les îles de la République de Maurice constituent pourtant un « hotspot » de biodiversité unique au monde, fort d’un taux d’endémisme les plus élevés au monde.

 

La structuration des politiques publiques en matière d'environnement et les efforts entrepris depuis une quinzaine d’année ont permis des avancées considérables mais les écosystèmes insulaires mauriciens demeurent fortement menacés. Ainsi Maurice compte aujourd'hui 750 espèces de plantes vasculaires, dont 267 espèces endémiques menacées de disparition pour 89 % d'entre-elles.

 

Initiée dès les années 70, la collection dynamique du Conservatoire botanique national de Brest contient une forte proportion de plantes menacées des îles océaniques et notamment des îles Mascareignes. C’est la première collection au monde pour le nombre et la rareté des taxons originaires de ces îles. Cette mise en collection, souvent réalisée dans l’urgence, a permis de sauvegarder de nombreuses espèces dont certaines auraient disparu sans son intervention. Depuis 2007, le Conservatoire botanique a engagé de nombreuses actions et coopérations avec divers partenaires mauriciens de la conservation.

 

Aujourd'hui, le projet mené en collaboration avec Klorane Botanical Foundation s'inscrit dans une nouvelle dynamique en proposant des approches originales destinées à cibler ses actions sur la conservation des éléments les plus menacés de la flore mauricienne.

 

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