Drosera

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Les droseras représentent une grande famille, on compte environ 190 espèces. Contrairement aux autres plantes carnivores, elles se localisent à plusieurs endroits du globe.

La famille des droseraceae

Les droseras sont plus communément appelés « Rossolis », qui signifie en latin « Rosée du soleil » : Au bout de leurs petits cils brillent des gouttelettes, destinées à attirer les insectes. Comme des gouttes de rosée ou de nectar, les secrétions des feuilles ont l’air bien appétissant : la proie vient s’y poser puis reste collée. Et plus elle bouge, plus elle sera engluée…

Parmi les principales espèces représentatives des plantes carnivores, le droséra est typique des plantes usant de pièges à glu.

Comme du papier « tue-mouche », la plante est pourvue de poils terminés par une glande qui secrète un mucus adhésif ou « mucilage ».

Pour le drosera, la capture n’est toutefois pas passive mais semi-active : une fois l’insecte collé, la feuille et les poils vont lentement se mettre en mouvement pour faciliter la digestion. Feuille ou tentacule ? Selon l’espèce, les feuilles de droséras ont parfois une allure animale et ressemblent à des tentacules.

Quelques droseras

Entre espèces et sous-espèces, les droseras sont très nombreux. Les plus représentatifs du genre sont :

 

Le rossolis d’Alice, drosera aliciae

Le rossolis d’Alice a une forme bien caractéristique : ses larges feuilles en forme de spatules sont étalées en rosette, et sont couvertes de poils écarlates glanduleux, au bout desquels brillent une gouttelette de mucus. Leur couleur varie du vert au rouge. Robuste, elle pousse dans les marais d’Afrique du Sud, au pied de la montagne du Cap. Elle fut décrite pour la première fois par le botaniste français Raymond Hamet, en 1905.

 

Le rossolis à feuilles longues, ou rossolis d’Angleterre, drosera anglica

Le rossolis à feuilles longues est pourvu de feuilles étroites et allongées, terminant en spatules et couvertes de poils recouverts de mucilage. Au soleil, leur teinte vire au rouge. Malgré son nom, il ne vient pas d’Angleterre. Résistant au froid, il se retrouve dans toutes les régions tempérées d’Eurasie, Amérique du Nord et Asie. Utilisée en médecine pour soigner les affections broncho-pulmonaires (homéopathie, sirop contre la toux), la plante est aujourd’hui protégée par la convention de Berne. Les droseras exploités en France sont aujourd’hui des espèces exotiques.

 

Le rossolis à feuilles fourchues, drosera binata

Long et fin, le rossolis à feuille fourchue est en forme de petits Y ou de T, au bout de longues tiges. Seules les feuilles sont pourvues de cils glanduleux. Comme les fougères, au départ, les petites pousses de feuilles sont enroulées sur elles-mêmes puis elles se déploient en grandissant.

On trouve couramment cette plante au Sud-est de l’Australie, en Tasmanie, en Nouvelle-Zélande, dans les tourbières humides. Les tubercules de drosera à feuilles fourchues sont traditionnellement consommés par les aborigènes.

 

Le rossolis intermédiaire, drosera intermedia

Avec ses longues tiges droites surmontées de larges spatules plates, bordées de cils rouges, le rossolis intermédiaire s'apparente à la dionée. La différence se situe dans le fait que le drosera possède des poils glanduleux sur la face supérieure du limbe.

Rare, cette plante se localise en France comme en Europe du Nord, en Amérique du Nord et du Sud. Très menacée, elle est protégée par la convention de Berne et plus spécifiquement par la législation française.

 

Le rossolis à feuilles rondes, drosera rotundifolia

Le rossolis à feuilles rondes s’étale sur le sol en rosette. Ses tiges, dépourvues de poils, portent des feuilles toutes rondes. Vertes, celles-ci ont de longs poils rouge vif. Comme de nombreux drosera, le rossolis à feuilles rondes a des vertus thérapeutiques. Ses propriétés sont antitussives, antibactériennes, antibiotiques, antispasmodiques. Il est utilisé en médecine.

 

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